• Andreas Szirtes filmmarker Portrait Point to Point-Studio

    András Szirtes portrait. Né à Budapest depuis 1951.

    Un diplôme d'électricien en poche, il s'inscrit dans la vie active comme employé du petit personnel de la "Mafilm" à Budapest, en 1969. Électriciens, techniciens, aide lumière, aide photo, rédacteur… dans les année 1970, une formation à l'Université Marx Léninisme lui permet d'obtenir un diplôme en esthétique et philosophie, continuant son ascension sociale comme monteur, acteur, musicien, directeur de la photographie, assistant-réalisateur, réalisateur, il devient l'un des directeurs du studio du cinéma hongrois Mafilm dans les années 1990. Aujourd'hui, il est membre de l'Association des artistes Hungarian Film et de la Guilde des réalisateurs de films hongrois ; Président de l'Association des écologistes de Kisoroszi, et conférencier.

     "Film Diary" Journal filmé,rouleau No.5. Rózsaszín: Pink roll de Szirtes András,1979-2004.

    "A pronuma bolyok története", l'histoire avec de Szirtes András, 1983.

    Szirte Andras Photographe Point to Point Studio

    "A pronuma bolyok története" de András Szirtes

    Qui sont les bolyok de pronuma? De la séquence a la chaîne. Du vrac : les années quatre-vingt, des plans alternatifs, des êtres, du peuple des intellectuels, des disparus une "story-racines". De la séquence a la chaîne. L'absurdité, la déviance, la bureaucratie, les guerres, les problèmes. Le tout ; un rêve. Un tout ; le tellement difficile ; pas entièrement conceptualisé, tout ça ! Le titre d'un film.

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    Films et site : Andreas Szirtes

    Andreas Szirtes wikipedia

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  • Miklós Jancsó Réalisteur Film, Point-to-Point-Studio

    Miklós Jancsó. Réalisateur films, du 27 septembre 1921 à Vác au 31 janvier 20141 à Budapest, Hongrie

    Qui êtes-vous Miklós Jancsó ? Conférence avec Émilie Cauquy à La Cinémathèque française 2015.

    "Le cinéma de Jancsó a un pouvoir d’envoûtement quasi-hypnotique par lequel il contraint le spectateur à intérioriser ses personnages, à pénétrer dans un monde qui lui était inconnu, univers unique et spécifique, dont il ne pouvait certes pas concevoir l’existence au préalable. La beauté des films de M. Jancsó, loin d’être « surajoutée », fait partie intégrante de ceux-ci, intensifiant leur valeur, leur qualité et leur puissance. Clique ici pour plus de texte.

    ‪"Oldás és Kötés" Cantate de Jancsó Miklós, 1963.

     "Így jöttem" Мой путь домой, My Way, Mon chemin de Jancsó Miklós ,1964/5

    ‪ "Jelenlét", Presence' de Jancsó Miklós, 1965

    "Még kér a nép" Psaume rouge de Jancsó Miklós, 1972. ilm hongrois réalisé par Miklós Jancsó, sorti en 1972.https://youtu.be/6Et5D6j543c

    " ‪Szerelmem, Elektra‬" pour électre de Jancsó Miklós, 1974

    "Omega Omega" Tv film de Jancsó Miklós, 1983

    ‪"A Hajnal" L'aube de Jancsó Miklós,‬ 1985.

    Adaptation libre d'un vie extraite du roman de1960 d'Élie Wiesel.
    Elisha est un jeune Juif qui a échappé au camp de concentration de Büchenwald, où sa famille a été assassiné. En Palestine, avant la création d'Israël, Il lutte contre l'armée britannique. Après l'exécution d'un des combattants juifs par 'les Britanniques, la communauté juive ordonne à Élie d'exécuter selon la loi du talion, un officier britannique à l'aube. Tout au long de la nuit, tourmenté par sa conscience il…

    La pipe à Miklós Jancsó foto Rita Molnár 2000

     La pipe à Miklós Jancsó photo Rita Molnár 2000.

    "Le cinéma de Jancsó a un pouvoir d’envoûtement quasi-hypnotique par lequel il contraint le spectateur à intérioriser ses personnages, à pénétrer dans un monde qui lui était inconnu, univers unique et spécifique, dont il ne pouvait certes pas concevoir l’existence au préalable. La beauté des films de JJancsó, loin d’être « surajoutée », fait partie intégrante de ceux-ci, intensifiant leur valeur, leur qualité et leur puissance. Clique ici pour plus de texte.

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    voir aussi les tvfilm avec Miklos Jancsó

    "Anyád! A szúnyogok" - votre maman! les petits."Kelj fel, komám, ne aludjál" - réveil-toi! mon pote. - "Ede megevé ebédem" "Papírkutyák"

    Playslist videos Jancsó

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  • Bel Ami,Max Ernst, Albert Lewin,film Maupassant Capture Point-to-Point-Studio-

    Installation de "la tentation de Saint Aintoine de Max Ernst", dans le film Bel Ami  d'Albert Lewin, 1947

    Dans un décor du XIXe siècle concentrant les acteur dans les encombrements mobiliers de la bourgeoisie Louis philipparde et napoléonienne ; on, pourra être surpris de voir entrer dans le cadre du cinématographe "La tentation de saint Antoine", peinture de Max Ernst qui lui fut commandée par le réalisateur Albert Lewin (référence à Gustave Flaubert) ; introduisant ainsi une mesure d'un siècle traduite en un plan couleur de quelques secondes au cinéma.

    Mais, ce n'est pas tout ! sur la vidéo de basse définition "streaminguée" ce jour : Niele Toronie et Daniel Buren du bmtp collectif (clique) nous font des apparitions murales distinguées où s'y révèlent la subtile et délicate position du pinceau de l'un et l'ostensible et aimable picturalisation du second, photographié par  Russell Metty.

    The Private Affairs of Bel Ami de Albert Lewin

    Bel Ami, Travail de Niele Toroni dans le film Albert Elwin

    Affaire Privée, travail avec Niele Toroni dans le film Albert Lewin.

    Bel Ami,Daniel-Buren,film Albert Elwin, Point-to-Point-Studio

    Affaire Privée, travail sans toit ni loi, avec Daniel Buren dans le film Albert Lewin.

    + film

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  • ALAIN TANNER cinéma DOCUMENTS

    Alain Tanner
    Je suis un métèque. Mon arrière-arrière-grand-père côté paternel venait du sud de la France, de la région de Nîmes. Il était compagnon mécanicien, s’arrêta un jour à Genève et devint "cabinotier" (le nom qu’on donnait alors aux horlogers), comme l’était le père de Jean-Jacques Rousseau. En arrivant, il ne savait ni lire ni écrire, et il termina sa carrière comme ministre des Finances de la République et canton de Genève, au milieu du XIXe siècle. J’ai hérité de lui, au fil des générations, la collection complète de L’Encyclopédie, magnifique édition de l’époque, et toute l’œuvre de Voltaire. Alain Tanner Biographie Clique Ici pour plus d'infos.

    "That's a-Plenty"  Sammy Price, Emmett Berry,‬ ‪George Stevenson, Herbert Hall, George "Pops" Foster, Freddie Moure à Fontainebleau 1958‬

    Alain Tanner 01

    Alain Tanner 02

    Charles mort ou vif - Charles, Dead or Alive, Alain Tanner 1969

    Alain Tanner 03

    La Salamandre, Alain Tanner

    Alain Tanner 04

    Jonas qui aura 25 ans en l'an 2000, Alain Tanner, 1976

    Alain Tanner 05

    Dans la Ville BlancheAlain Tanner 1983‬

    Alain Tanner 06

    No Man's LandAlain Tanner 1985‬

    Une flamme dans mon cœur - A Flame in My Heart, Alain Tanner 1987

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    Goretta Tanner Article Point to Point

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  • Chantal Akerman, portrait, Point to Point

    Chantal Akerman

    Naissance le 6 juin 1950 à Bruxelles décédée à Paris le 5 octobre 2015.

    Chantal Akerman Conversation Venice 2011

    Chantal Akerman - Saute ma ville-1968

    Chantal Akerman - Hotel Monterey 1972

    Chantal Akerman - Je tu il elle 1974

    Chantal Akerman - Jeanne Dielman, 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles 1976

    Chantal Akerman - News from Home 1977

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  • Photo film A Life in Four Chapters, de Paul Shrader. Yukio Mishima Video Clique Ici

    忧国 Yūkoku? The Rite of Love and Death. Les Rites de L'Amour et de la Mort réalisé par Yukio Mishima

    ce court-métrage japonais est basé sur "La petite histoire du Patriotisme" de Mishima, publié en 1961.

    Un Mort: Le Poisson. de Sergei Mikhailovich Prokudin Gorskii 1905/15

    + Infos

    Mishima - une vie en quatre chapitres Paul Schrader

    Les carnets d'arts et essais Blog

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  • J'accuse, Abel GANCE, 1938

    J'accuse, Abel GANCE, 1918

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    La « résurrection » des morts

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  • Sidney Paterson Cinéaste Portrait

    Sidney Peterson nait à Oakland en Californie le 15 Novembre 1905 artiste, journaliste, sculpteur, dessinateur, cinéaste d'avant-garde américain. Après l'Université de Berkeley, il a travaillé comme journaliste à Monterey, peintre et sculpteur il travaillera en France dans les années 1920–1930. Après la Seconde Guerre mondiale, Peterson a fondé l'Atelier 20 à la California School of Fine Arts, le "San Francisco Art Institute",où il donne des cours de cinéma.

    Entre 1947 et 1950, l'atelier 20 a produit cinq films sous sa direction influençant le cinéma d'avant-garde américaine. Dans les années qui ont suivi, Peterson a travaillé comme consultant pour le Musée d'art moderne, réalisant une série de films documentaires, écrit un roman : a Fly dans le Pigment, 1961, et, un mémoire : The Dark of the Screen en 1980. et a aussi travaillé pour les productions de Walt Disney en tant que scénariste réalisateur de storyboard pour "Fantasia".

    Il meurt à New York à l'âge des films de 94, en avril 2000.

     The Cage de Sidney Peterson's 1947

    The Petrified Dog de Sidney Peterson's 1948

    The Lead Shoes de Sidney Peterson 1949

    Mr. Frenhofer and the Minotaur de Sidney Peterson, 1949

    Filmographie
    The Potted Psalm with James Broughton  1946
    Horror Dream (1947
    The Cage (1947
    The Petrified Dog 1948
    Clinic of Stumble 1948
    Mr. Frenhofer and the Minotaur 1949
    The Lead Shoes 1949 Architectural Millinery 1954
    Man in a Bubble 1981

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  • Ceux qui m'aiment prendront le train / Patrice Chéreau 

    Patrice Chéreau, né le 2 novembre 1944 à Lézigné dans le Maine-et-Loire, décédé hier le 7 octobre 2013.

    Der Rinfg Des Nibelubgen
    Bayreuth, 79 Pierre Boulez, Patrice Chéreau  Brünnhilde - Gwyneth Jones Siegfried - Manfred Jung Hagen - Fritz Hübner


     Hors-Champs du 9 septembre dernier, avec Laure Adler

    Patrice Chéreau

    Infos

    Louvre-Patrice-Chereau-Louvre-Dossier-Presse.pdf

    France Culture Hommage Chéreau

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  •  Dragonflies and Wire Gold

    Coffee and Barbie head by David Lynch for Great Organic

    Publicité réalisée avec Café et Barbie par David Lynch pour le café Great Organic

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    Frères Lumière company with David Lynch


    Un peu de lumière mouvement

    David Lynch Article Streaming

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  • The Grandmother (1970) - David°Lynch

    De deux cols de "volcaterrus" un couple s'extrait des boyaux. Il s'agite. Un enfant d'automne sort de dessous les feuilles mortes. Photos dessins mouvements s'animent pour nous amener dans une chambre, lit, commode, jeune garçon en habits de cérémonie sont  dans le noir. Une plante. Les êtres tournent et retournent dans une clairière. Autre pièce le couple est dans la promiscuité, l'un boit, l'autre se coiffe. Matin. L'enfant a taché son drap. Le père colère jette la tête du garçon dans la déjection, la mère en crise de nerfs. L'enfant retourne à sa solitude. Escalier, grenier, porte et sac de graines. Terre drap et bonne graine s'arrosent . La plante pousse. Couleur, Le végétal luit les jours passent l'enfant grandit d'un jour. Le père maltraite. La graine a grandi entre souche et arbre une forme accouche à l'aide de l'enfant. Une Grand-Mère nait…

    Suite à la bourse qui lui fut attribué en 1970 par l'Americain Film Institue, David Lynch (1946) réalise The Grandmother en 16 mm sur 32 minutes.

    C.R.: Il y a un moment très particulier dans The Grandmother, quand on met le nez de l’enfant contre la tache d’urine sur ses draps; on entend un cri qui semble être celui d’un oiseau à l’agonie. Il est impossible d’imaginer un autre son pour cette image. Il semble parfait.

    D.L.: On pourrait n’enregistrer que le son réel, ce serait une chose. Mais en fait, ce n’est qu’un point de départ pour réussir à trouver le niveau suivant, les sons qui ont généré l’intensité de l’expérience que vit le gosse. Il faut donc trouver des sons qui conviennent et qui, d’une certaine manière, ne sont pourtant pas les bons sons. Ils sont un peu en dehors, mais ils amplifient l’émotion, ou la sensation. Je me souviens qu’un de ces sons – remettre les draps sur le lit – était en fait un swing de golf passé à l’envers.

    Il n’y a pratiquement pas de couleurs dans ce film. Les visages sont encore blancs, et les pièces sont complètement noires. Et pourtant, les quelques couleurs qu’il y a – les rouges, surtout – sont très vives. Pourquoi?

    Il est arrivé un drôle de truc. J’avais fait maquiller les visages en blanc mais le labo l’ignorait. Ils ont donc poussé la couleur pour tenter de retrouver les tons de chair. Parce que c’était un labo du Parti Républicain, ou quelque chose comme ça. Ils essayaient de rendre tout ça normal. ils ont pompé le rouge au maximum! Donc toutes les zones où du rose aurait pu suinter de ce blanc devenaient réellement roses. Et la bouche était aussi rouge que possible. J’ai beaucoup aimé ça. Je n’ai rien dit. Ils ont donc tout fait pour retrouver la couleur chair. C’est ainsi que le rouge s’est imposé.

    Dans The Grandmother, vous jouez déjà avec la façon dont les gens bougent. Les parents, par exemple, bougent de façon très menaçante ou très excentrique. Qu’est-ce que cela veut dire?

    Je ne sais pas. C’est… euh… un peu le monde du petit garçon. C’est comme ça qu’il le voit. Et je pense que les parents parfois, ne bougent pas de façon complètement normale. Ils font certaines choses qu’on ne peut pas comprendre. C’est drôle, on ne peut pas regarder ça, l’imaginer et l’assumer.

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    Crazy Clown Times

    About Lynch

    David Lynch Wikipedia

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  • Night of the Living Dead - La nuit des morts vivants, réalisé par George A. Romero en 1968

    Juste avant sa sortie en salles aux États-Unis, le titre original du film, Night of the Flesh Eaters, fut changé en Night of the Living Dead par le distributeur The Walter Reade Organization. Lors de l'insertion du nouveau titre, le distributeur oublia d'insérer la mention "copyright" présente sur l'ancien titre. Walter Reed possédait quelques copies du film mentionnant le copyright original, ce qui lui aurait permis de s'en prévaloir, mais cela ne fut jamais fait. En conséquence de quoi le film est définitivement entré dans le domaine public sur le territoire américain. autre lien cliques ici

    Night of the Living Dead entered the public domain because the original theatrical distributor, the Walter Reade Organization, neglected to place a copyright indication on the prints. In 1968, United States copyright law required a proper notice for a work to maintain "copyright". Image Ten displayed such a notice on the title frames of the film beneath the original title, Night of the Flesh Eaters. The distributor removed the statement when it changed the title.
    A limited number of theatrical release prints were distributed by Walter Reade and these copies could have been shelved if Romero and Image Ten had elected. This would have given Romero the opportunity to rename the film, do a few brief "creative" edits, and then obtain a new Copyright. But this was never done and the theatrical releases continued to be distributed until eventually reprinted and distributed by home video distributors. link Clic Here

    + d'infos

    Night of the Living Dead Wikipedia source

    france inter cinema américain 1970

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  • Georges Pérec 1972, photo Christine Lipinska,Point-to-point-Studio

    « Faire un film avec Un homme qui dort m’a paru évident. C’était une opinion que j’étais apparemment le seul à partager : à ma connaissance, aucun metteur en scène n’a jamais paru tenté par le sujet (je ne parle évidemment pas des producteurs) et ceux que j’ai pressentis moi-même - ne serait-ce que parce qu’ils me disaient qu’ils avaient aimé le livre – n’ont manifesté envers un tel projet qu’un enthousiasme mitigé.
    Il était hors question que je fasse un film (ce film ou un autre) tout seul, mais Bernard Queysanne à qui j’ai demandé : a) s’il avait lu le livre, b) s’il croyait qu’il n’était pas stupide de vouloir en faire un film, et c) s’il voulait lui en faire un film, a répondu par l’affirmative à mes trois questions ». Georges Perec

    Um Homem Que Dorme Film Réalisé par Bernard Queysanne en 1974, scénario de Georges Perec adapté de son roman: un homme qui dort écrit en 1967

    « Avec Georges, nous avons travaillé en osmose. Nous avons co-réalisé, co-écrit mais aussi co-monté, co-mixé, co-promu ! Aujourd’hui encore, je dis « notre film » car il s’agit de la vérité. Toutes les décisions, tous les choix devaient être pris en commun. La seule chose que nous nous soyons accordée est un droit de veto, qui n’avait pas à être justifié. Si l’un de nous avait une opposition, nous ne le faisions pas. Je ne me souviens plus si l’un de nous deux s’en est servi ». Bernard Queysanne


    « L'insolite m'attire... Il est dans Un Homme qui Dort par l’image, c’est-à-dire par la fascination, l’irréalité retrouvée de la photographie monochromatique noir et blanche, par la parole et par les accords image-parole une manifestation de la beauté dont on peut affirmer qu’elle commence la ou l’analyse s’arrête ». Georges Franju

    Cliques ici l'intégralité du texte du Film 2007 en pages jpg    U-H-qui-D-documentation-sur-le-film.pdf


    « Tout le monde fait des rêves. Quelques-uns s'en souviennent, beaucoup moins les racontent, et très peu les transcrivent. Pourquoi les transcrirait-on, d'ailleurs, puisque l'on sait que l'on ne fera que les trahir (et sans doute se trahira-t-on en même temps ?) Je croyais noter les rêves que je faisais : je me suis rendu compte que, très vite, je ne rêvais déjà plus que pour écrire mes rêves... » Georges Pérec a déposé 124 rêves, datés de mai 1969 à août 1972, ils furent publiés sous le titre La Boutique obscure, aux Éditions Denoël en 1973.

    Bout de rêve. Vert et projecteur


    Notes sur ce que je cherche

    Si je tente de définir ce que j'ai cherché à faire depuis que j'ai commencé à écrire, la première idée qui me vient à l'esprit est que je n'ai jamais écrit deux livres semblables, que je n'ai jamais eu envie de répéter dans un livre une formule, un système ou une manière élaborés dans un livre précédent.

    Cette versatilité systématique a plusieurs fois dérouté certains critiques soucieux de retrouver d'un livre à l'autre la " patte " de l'écrivain; et sans doute a-t-elle aussi décontenancé quelques-uns de mes lecteurs. Elle m'a valu la réputation d'être une sorte d'ordinateur, une machine à produire des textes. Pour ma part, je me comparerais plutôt à un paysan qui cultiverait plusieurs champs; dans l'un il ferait des betteraves, dans un autre de la luzerne, dans un troisième du maïs, etc. De la même manière, les livres que j'ai écrits se rattachent à quatre champs différents, quatre modes d'interrogation qui posent peut-être en fin de compte la même question, mais la posent selon des perspectives particulières correspondant chaque fois pour moi à un autre type de travail littéraire.

    La première de ces interrogations peut être qualifiée de " sociologique ": comme de regarder le quotidien; elle est au départ de textes comme Les Choses, Espèces d'espaces, Tentative de description de quelques lieux parisiens, et du travail accompli avec l'équipe de Cause commune autour de Jean Duvignaud et de Paul Virilio; la seconde est d'ordre autobiographique: W ou le souvenir d'enfance, La Boutique obscure, le me souviens, Lieux où j'ai dormi, etc.; la troisième, ludique, renvoie à mon goût pour les contraintes, les prouesses, les " gammes ", à tous les travaux dont les recherches de l'OuLiPo m'one donné l'idée et les moyens: palindromes, lipogrammes, pangrammes, anagrammes, isogrammes, acrostiches, mots croisés, etc.; la quatrième, enfin, concerne le romanesque, le goût des histoires et des péripéties, l'envie d'écrire des livres qui se dévorent à plat ventre sur son lit; La Vie mode d'emploi en est l'exemple type.

    Cette répartition est quelque peu arbitraire et pourrait être beaucoup plus nuancée: presque aucun de mes livres n'échappe tout à fait à un certain marquage autobiographique (par exemple en insérant dans un chapitre en cours une allusion à un événement survenu dans la journée); presque aucun non plus ne se fait sans que j'aie recours à telle ou telle contrainte ou structure oulipienne, ne serait-ce qu'à titre symbolique et sans que ladite structure ou contrainte me contraigne en quoi que ce soit.

    En fait, me semble-t-il, au-delà de ces quatre pôles qui définissent les quatre horizons de mon travail - le monde qui m'entoure, ma propre histoire, le langage, la fiction - , mon ambition d'écrivain serait de parcourir toute la littérature de mon temps sans jamais avoir le sentiment de revenir sur mes pas ou de remarcher dans mes propres traces, et d'écrire tout ce qui est possible à un homme d'aujourd'hui d'écrire: des livres gros et des livres courts, des romans et des poèmes, des drames, des livrets d'opéra, des romans policiers, des romans d'aventures, des romans de science-fiction, des feuilletons, des livres pour enfants...

    Je n'ai jamais été à l'aise pour parler d'une manière abstraite, théorique, de mon travail; même si ce que je produis semble venir d'un programme depuis longtemps élaboré, d'un projet de longue date, je crois plutôt trouver - et prouver - mon mouvement en marchant : de la succession de mes livres naît pour moi le sentiment, parfois réconfortant, parfois inconfortable (parce que toujours suspendu à un " livre à venir ", à un inachevé désignant l'indicible vers quoi tend désespérément le désir d'écrire), qu'ils parcourent un chemin, balisent un espace, jalonnent un itinéraire tâtonnant, décrivent point par point les étapes d'une recherche dont je ne saurais dire le " pourquoi " mais seulement le " comment ": je sens confusément que les livres que j'ai écrits s'inscrivent, prennent leur sens dans une image globale que je me fais de la littérature, mais il me semble que je ne pourrai jamais saisir précisément cette image, qu'elle est pour moi un au-delà de l'écriture, un " pourquoi j'écris " auquel je ne peux répondre qu'en écrivant, différant sans cesse l'instant même où, cessant d'écrire, cette image deviendrait visible, comme un puzzle inexorablement achevé. Penser/classer Georges Pérec

    Red Berries, english painting by Albert Joseph Moore. Point-to-Point

    & Interroger ce qui semble tellement aller de soi que nous en avons oublié l'origine... >Retrouver quelque chose de l'étonnement... 

    Ce qui nous parle, me semble-t-il, c'est toujours l'événement, l'insolite, l'extra-ordinaire : cinq colonnes à la une, grosses manchettes. Les trains ne se mettent à exister que lorsqu'ils déraillent, et plus il y a de voyageurs morts, plus les trains existent; les avions n'accèdent à l'existence que lorsqu'ils sont détournés; les voitures ont pour unique destin de percuter les platanes: cinquante-deux week-ends par an, cinquante-deux bilans: tant de morts et tant mieux pour l'information si les chiffres ne cessent d'augmenter ! Il faut qu'il y ait derrière l'événement un scandale, une fissure, un danger, comme si la vie ne devait se révéler qu'à travers le spectaculaire, comme si le parlant, le significatif était toujours anormal: cataclysmes naturels ou bouleversements historiques, conflits sociaux, scandales politiques...

    Dans notre précipitation à mesurer l'historique, le significatif, le révélateur, ne laissons pas de côté l'essentiel: le véritablement intolérable, le vraiment inadmissible: le scandale, ce n'est pas le grisou, c'est le travail dans les mines. Les " malaises sociaux " ne sont pas " préoccupants " en période de grève, ils sont intolérables vingt-quatre heures sur vingt-quatre, trois cent soixante-cinq jours par an.

    Les raz-de-marée, les éruptions volcaniques, les tours qui s'écroulent, les incendies de forêts, les tunnels qui s'effondrent, Publicis qui brûle et Aranda qui parle! Horrible ! Terrible ! Monstrueux ! Scandaleux ! Mais où est le scandale ? Le vrai scandale ? Le journal nous a-t-il dit autre chose que: soyez rassurés, vous voyez bien que la vie existe, avec ses hauts et ses bas, vous voyez bien qu'il se passe des choses.

    Les journaux parlent de tout, sauf du journalier. Les journaux m'ennuient, ils ne m'apprennent rien; ce qu'ils racontent ne me concerne pas, ne m'interroge pas et ne répond pas davantage aux questions que je pose ou que je voudrais poser.

    Ce qui se passe vraiment, ce que nous vivons, le reste, tout le reste, où est il ? Ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, I'évident, le commun, l'ordinaire, l'infra-ordinaire, le bruit de fond, I'habituel, comment en rendre compte, comment l'interroger, comment le décrire ?

    Interroger l'habituel. Mais justement, nous y sommes habitués. Nous ne l'interrogeons pas, il ne nous interroge pas, il semble ne pas faire problème, nous le vivons sans y penser, comme s'il ne véhiculait ni question ni réponse, comme s'il n'était porteur d'aucune information. Ce n'est même plus du conditionnement, c'est de l'anesthésie. Nous dormons notre vie d'un sommeil sans rêves. Mais où est-elle, notre vie ? Où est notre corps ? Où est notre espace ?

    Comment parler de ces " choses communes ", comment les traquer plutôt, comment les débusquer, ies arracher à la gangue dans laquelle elles restent engluées, comment leur donner un sens, une langue : qu'elles parlent enfin de ce qui est, de ce que nous sommes.

    Peut-être s'agit-il de fonder enfin notre propre anthropologie: celle qui parlera de nous, qui ira chercher en nous ce que nous avons si longtemps pillé chez les autres. Non plus l'exotique, mais l'endotique.

    Interroger ce qui semble tellement aller de soi que nous en avons oublié l'origine. Retrouver quelque chose de l'étonnement que pouvaient éprouver Jules Verne ou ses lecteurs en face d'un appareil capable de reproduire et de transporter les sons. Car il a existé, cet étonnement, et des milliers d'autres, et ce sont eux qui nous ont modelés.

    Ce qu'il s'agit d'interroger, c'est la brique, le béton, le verre, nos manières de table, nos ustensiles, nos outils, nos emplois du temps, nos rythmes. Interroger ce qui semble avoir cessé à jamais de nous étonner. Nous vivons, certes, nous respirons, certes; nous marchons, nous ouvrons des portes, nous descendons des escaliers, nous nous asseyons à une table pour manger, nous nous couchons dans un lit pour dormir. Comment ? Où ? Quand ? Pourquoi ?

    Décrivez votre rue. Décrivez-en une autre. Comparez.

    Faites l'inventaire de vos poches, de votre sac. Interrogez-vous sur la provenance, l'usage et le devenir de chacun des objets que vous en retirez.

    Questionnez vos petites cuillers.

    Qu'y a-t-il sous votre papier peint ?

    Combien de gestes faut-il pour composer un numéro de téléphone ? Pourquoi ?

    Pourquoi ne trouve-t-on pas de cigarettes dans les épiceries ? Pourquoi pas ?

    Il m'importe peu que ces questions soient, ici, fragmentaires, à peine indicatives d'une méthode, tout au plus d'un projet. Il m'importe beaucoup qu'elles semblent triviales et futiles: c'est précisément ce qui les rend tout aussi, sinon plus, essentielles que tant d'autres au travers desquelles nous avons vainement tenté de capter notre vérité. Georges Pérec

    Judgement film by Park Chan Wook 1999 Turn Cover point-to-point-Studio

    © studio point to point 


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  • Oh les beaux jours - How It Is

    Images: Birth of a Flower 1910 par F. Percy Smith. youtube clic here
    Sonorisation: Sculpture Musicale, Marcel Duchamp par Petr Kotik, et Irma, Obscure 9Gavin Bryars, Fred Orton

    © studio point to point


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  • Le Sang des Bêtes

    Scénario et Réalisation : Georges Franju. Commentaire : Jean Painlevé. Production : Forces et Voix de France. Photographie : Marcel Fradetal. Musique : Joseph Kosma. Montage : André Joseph. Documentaire :Noir et blanc - 35 mm. durée : 21' année 1949.

    Propos de Georges Franju sur le documentaire et le "le sand des bêtes" en particulier. 

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