• UNGLEE FORGET ME NOT-ARTIST

    Unglee Autoportrait + d'images

    Au commencement il y a le nom. Unglee s’est nommé Unglee. Comme un matériau à travailler, une image à construire. L’image-Unglee.

    Aussi sur sept films, entre 1976 et 1982, Unglee a réalisé deux autoportraits. Dans le premier, Autoportrait en blanc et noir (1977), on le voit se préparer pour une séance de pose, comme l’entrée en un personnage. Dans le second, Forget me not (1979), Unglee compose une variation autour de son image “ médiatisée ” : affiche, photo, cinéma, vidéo. Sa voix également est médiatisée : disque, téléphone.

    Unglee se veut une image, une image d’image : “ Je ne suis qu’un court ruban de Celluloïd. ”, un objet-cinéma : “ Un objet très fragile qui s’enfuit au bout de quelques minutes. ”

    Les films où il met en scène soit des couples comme Sixième étage (1976), Chérie que veux-tu ? (1978) et Paris Plage (1982), soit des groupes comme Radio-Serpent (1980), peuvent être considérés comme d’autres variations sur le personnage Unglee. Ils mettent tous en scène la séduction, une image de la séduction.

    Mais au-delà d’Unglee, ses films nous renvoient l’image, les images d’une époque, comme un air du temps qu’ils ont enregistré. Objets, vêtements, décors – le vinyle et néon de Radio Serpent – qui n’ont duré que le temps d’une mode, le temps d’un désir. Et bien sûr il a réalisé un film à partir d’images de publicité, C’est fou (1977).

    On peut aussi retracer à travers ces films l’histoire d’une formation cinématographique : des rythmes fragmentés, répétés, saccadés, qui lui viennent d’un certain cinéma expérimental, à la forme plus narrative de Paris Plage, Unglee ne construit pas seulement une image mais aussi un style.

    Paris Plage voulait marquer un tournant dans le travail d’Unglee. À la construction d’une image, il voulait substituer la représentation de la vie : “ Paris Plage est encore une histoire de séduction, mais telle que cela peut se passer dans la vie. Les personnages ne sont plus des images, ils vivent, ils vivent une histoire d’amour. ”

    Pour des raisons extérieures à son travail, Unglee n’a pas poursuivi, jusqu’à aujourd’hui, dans le cinéma. Mais on peut se demander si ce “ cinéma de la vie ” lui convenait. Un an avant Paris Plage il avait entamé un travail photographique ayant pour thème la tulipe. Cette fleur qui à l’état naturel paraît artificielle, forte et fragile, est comme une nouvelle image d’Unglee, comme une suite de ses autoportraits.

    Il exprimera cette passion pour les tulipes dans une série de montages Polaroïd (allant dans certaines œuvres jusqu’au graphisme abstrait), des vidéos, des textes-affiches où il déclare son amour pour cette fleur.

    Tout ceci pourrait n’être qu’une parabole : celle d’un artiste qui voulait devenir Unglee et qui est devenu une tulipe. P. H. Sic Collection Beaubourg

    Unglee Autoportrait 1977 / 16 mm / n&b / sil / 6' 00 Extrait

    Je ne suis, au fond, qu'un court ruban de celluloïd qui se promène à un rythme régulier devant l'obturateur d'un projecteur. Lentement, comme engourdi, je me prépare à poser devant la caméra. Le fauteuil est prêt, je m'y assieds et semble perdre le contrôle de mes mouvements qui deviennent furtifs. Je suis très pâle, j'ai du mal à respirer, je feuillette un livre mais ne m'y intéresse pas vraiment, je le repose sur la table et continue à fixer la caméra parce que c'est pour elle que je suis là. Je ne suis ni heureux ni malheureux sur cet écran, insensible comme un objet, un objet fragile qui s'enfuit au bout de quelques minutes.

    Unglee art photo Tulipe Rouge sur fond noir + d'images

    Tulipe cibachrome 60 x 80 cm Exposition Unglee 2001

    10 FILMS EN DISTRIBUTION DISTRIBUÉ PAR

    LIGHT CONE CINÉMA EXPÉRIMENTAL

      HOMMAGE À LA PELLE À NEIGE

    1995-1996 / 16 mm / coul / son / 4' 00 / 20 €

      TULIPES AQUATIQUES

    1990 / U-Matic ou 16 mm / coul / son / 5' 15 / 21 €


    TULIPES
    1987 / U-Matic / coul / son / 10' 00 / 33 €

      PARIS PLAGE

    1982 / 16 mm / coul / son / 19' 00 / 58 €

      RADIO-SERPENT

    1980 / 16 mm / coul / son / 12' 00 / 37 €

      FORGET ME NOT

    1979 / 16 mm / coul / son / 15' 00 / 46 €


      CHÉRIE, QUE VEUX-TU?
    1978 / 16 mm / coul / son / 27' 00 / 82 €

      AUTOPORTRAIT EN BLANC ET NOIR

    1977 / 16 mm / n&b / sil / 6' 00 / 22 €

      C'EST FOU

    1977 / 16 mm / coul / son / 12' 00 / 37 €

      SIXIÈME ÉTAGE

    1976 / 16 mm / n&b / sil / 3' 00 / 19 €

    Créée en 1982 par Yann Beauvais et Miles McKane, Light Cone est une association dont le but est la distribution, la promotion et la sauvegarde du cinéma expérimental en France et à l'étranger.
    Sa vocation première est d'offrir la possibilité de louer des films expérimentaux à différentes structures culturelles de diffusion telles qu'associations, cinémas, musées, universités, galeries et festivals. Afin d'assurer cette mission, Light Cone s'est constituée en coopérative de cinéastes garantissant aux auteurs la propriété des supports comme des droits des œuvres déposées en vue d'une distribution.
    L'association, riche d'une collection de 2000 films, prend également en charge la diffusion de ce cinéma par le biais de projections hebdomadaires à Paris, de publications et de coproductions de cycles.
    Lightcone

    12 rue des Vignoles
    75020 Paris
    France
    Tél : 33 (0)1 46 59 01 53
    lightcone@lightcone.org

    Hollywood House Unglee

    +  Infos
    Unglee Biographie galerie

    © point to point studio


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