• CÉLINE, DESTOUCHES, DELETANG

    Louis François Deletang, alias , Louis Ferdinand Destouches, Aka, Céline.

    C'est par deux coups qu'ils l'ont tiré la représentation. La tempe qu'il visait la première fois qu'il a raté le geste. Lui. C'est de face qu'il a agrafé la barre à son portrait. Lui. Maintenant c'est du bord de la mort qu'elle nous regarde sa béance. " C'est pas du propre : L'identité " Sic : Extrait "Les Comptes de Cheval Blanc'" de Monsieur Louis Hardouin 1961.

    LOUIS FERDINAND DESTOUCHES VOUS LA POUSSE LA CHANSONETTE  : RÈGLEMENT 

    VoiX & AccordéoN 

    TextE

    RÈGLEMENT
    I
    Je te trouverai charogne !
    Un vilain soir !
    Je te ferai dans les mires !
    Deux grands trous noirs !
    Ton âme de vase dans la trans’pe
    Prendra du champ !
    Tu verra c'est une belle assistance
    Tu verras voir comment qu" l’on danse !
    Au grand cimetière des Bons Enfants !

    Refrain
    Mais voici tante Hortense
    Et son petit Léo !
    Voici Clémentine
    Et le vaillant Toto !
    Faut-il dire à ces potes
    Que la fête est finie ?
    Au diable ta sorte ?
    Carre ! Dauffe ! M’importe,
    O malfrat ! tes crosses
    Que le vent t’emporte !
    Feuilles mortes soucis !

    II
    Depuis des payes que tu râles
    Que t’es cocu !
    Que je suis ton voyou responsable
    Que t’en peux plus !
    Va pas loper l’occase unique
    De respirer !
    Viens voir avec moi si ça t'pique!
    Aux grandes osselettes de Saint-Mandé, (bis)

    Refrain ...
    III
    C’est pas des nouvelles que t’en croques
    Que t’es pourri !
    Que les bonnes manies te suffoquent
    Par ta Mélie !
    C’est comme ça qu’est tombé Mimile
    Dans le grand panier !
    Tu vas voir ce joli coup de pile
    Que j’vais t’ourdir dans l’araignée !

    Refrain ...
    IV
    Mais la question qui m'tracasse
    En te regardant !
    Est-ce que tu seras plus dégueulasse
    Mort que vivant ?
    Si tu vas repousser la vermine
    Plus d’enterrement !
    Si tu restes en rade sur la pile (quille)
    J’aurai des crosses avec Mimile
    Au trou cimetière des Bons Enfants !

     Refrain (variante)
    Mais voici tante Hortense
    Et son petit Léo !
    Voici Clémentine
    Et le vaillant Toto !
    Faut-il dire à ces potes
    Que la fête est finie ?
    Au diable ta sorte ?
    Carre ! Dauffe ! M’importe,
    O malfrat ! tes crosses
    Que le vent t’emporte !
    Tourbillons et souci...s
    - Voilà. C'est fini.

    Texte de la chanson Règlement d'après le Cahier de l'Herne " CELINE" éditions de l'herne, le disque Pacific LDPF 199 et L'oreille de l'injustice.

     
    Texte de la chanson À nœud coulant d'après le Cahier de l'Herne " CELINE" éditions de l'herne, le disque Pacific LDPF 199 et L'oreille de l'injustice.

    I
    Vive Katinka la putain
    Celle qui n’aime le matin
    À l’aube grise !
    Crève le grain
    Ni mon cœur fidèle ni les roses 

    Refrain
    Youp ! Profondis !
    Yop ! Te Deum !
    À la grande vergue le petit homme !
    Chacun goéland dans sa mâture !
    À nœud coulant !
    Brave figure !

    II
    Quand Katinka sera bossue
    Nous irons voir aux citadelles
    À force de prêter son cul
    La cloche trois fois gros comme elle
     

    Refrain
    Youp ! Profondis !
    Yop ! Te Deum !
    À la grande vergue le petit homme !
    Chacun goéland dans sa mâture !
    À nœud coulant !
    Brave figure !

    III
    Celle qu’on branle chaque matin
    Pour fair’ lever tous les putains
    Grosse bataille petit butin
    Depuis l’Irlande aux Dardanelles !

    + d'infos clique sur les liens et les images/+ informations click on the words and pictures

     

    Entre les lignes. (RSR) "Céline, Un Pamphlétaire en Guerre" Jean pierre Martin, Jérôme Meizoz, Pierre-Guillaume de Roux, modérateur Christian Ciocca.

     Extraits Pamphlets de Louis Ferdinand Céline 

     L’ÉCOLE DES CADAVRES 1938.pdf

    BOUQUET

      Le Dr Logre, médecin de l’Infirmerie spéciale de la Préfecture de Police, signale que les cas de delirium tremens ont presque doublé depuis l’application des nouvelles lois sociales.
      L’absinthe est à présent servie dans les grands “démis” jadis réservés à la bière (le Populaire ; 27 décembre 37)
      Les aliénistes signalent une aggravation et une augmentation des cas de folie qui placent notre pays au premier rang des statistiques européennes de l’aliénation mentale.
      La “Bénédictine” dont l’action de capital payée 750 francs vaut aujourd’hui 6 860 francs a élevé régulièrement ses dividendes de 200 francs 80 en 1935 à 355 francs en 1938. 

     BAGARELLES POUR UN MASSACRE .pdf

    Une capitale loin de la mer c'est une sale cuve d'asphyxie, un Père-Lachaise en convulsions. C'est pas de l' "Urbanisme" qu'il nous faut!... C'est plus d'Urbanisme du tout! La banlieue faut pas l'arranger, faut la crever, la dissoudre. C'est le bourrelet d'infection, la banlieue, qu'entretient, préserve toute la pourriture de la ville. Tout le monde, toute la ville à la mer!. sur les artères de la campagne, pour se refaire du sang généreux, éparpiller dans la nature, au vent, aux embruns, toutes les hontes, les fientes de la ville. Débrider toutes ces crevasses, ces rues, toutes ces pustules, ces glandes suintantes de tous les pus, les immeubles, guérir l'humanité de son vice infect: la ville...

    LES BEAUX DRAPS pdf.zip

    L’ouvrier il s’en fout d’être aryen pur ! métis ou bistre ! de descendre de Goths ou d’Arthur ! pourvu que son ventre ne fasse pas de plis ! Et précisément ça se dessine... Il a d’autres chats à fouetter ! Qu’est-ce que ça peut bien lui faire d’être de sang pur ou de mélange ? Pourquoi pas marquis de Priola ? duchesse des Gonesses ? Tout ça des histoires de boches, des trucs pour emmerder les juifs, les razzier, secouer leur pognon. C’est des vengeances de l’Hitler qu’a pas pu dominer le monde, bien emmerdé. Y a des petits juifs bien sympathiques, et des Français des vaches finies, des lots écœurants. C’est pas du tout une question de race. C’est une question de classe. Tout le monde sait ça... Le juif est l’ami de l’ouvrier, démocrate, ami du progrès, partisan de l’instruction publique, du suffrage des femmes. C’est ça qui compte !
    C’est autre chose que du cagoulard. Un ami de la liberté ! c’est un persécuté le juif, un homme qui souffre pour sa religion ! Une victime des dictatures ! Les juifs responsables de la guerre ? Voilà encore une autre salade ! Une invention du Capital pour disculper les vrais coupables, les hommes de la cinquième colonne. Les vrais coupables c’est Hitler et puis Wendel, peut-être Dreyfus (et encore pour lui c’est à voir), d’accord et d’accord tous les trois (les gros ne se mangent pas), avec Churchill et Franco [53] pour étrangler le prolétariat, lui reprendre ses conquêtes de 36, sa dignité par les week-ends, sa Simca 12 et son bois de rose.
    C’est ça pour lui la guerre du monde à Prolétaire 41, c’est pour ça qu’il crève, qu’il la saute. On lui changera pas son idée avec des fifres et des sourires. La question du jour et de l’avenir. Il a la vérité dans le tronc, il en changera plus.
    Tout le reste c’est que de la manigance, des embrouillaminis de fausses vaches, de mecs payés par les dudules et par conséquent par les riches pour déconfire, noyer le poisson, pour endormir le damné de la Terre.

    CÉLINE, DESTOUCHES, DELETANG

     Procès Céline Documentaire dirigé par Antoine de Meaux et Alain Moreau

    Dans ce film dense, l’accusé dialogue, par archives interposées, avec une quinzaine de détracteurs et défenseurs aussi talentueux que passionnés, écrivains et essayistes, biographes et historiens (François Gibault, Philippe Sollers, Stéphane Zagdanski, Émile Brami, Pierre Assouline, Pascal Ory, Pierre-André Taguieff, Annick Durafour, Serge Klarsfeld...).


    A Entretiens avec Louis Ferdinand Céline avec André Parinaud, 1958 - Autre lien Clique Ici


    B Entretiens avec Louis Ferdinand Céline avec Francine Bloch 1959 - Autre lien Clique Ici

    Louis-Ferdinand Céline "Une légende, une vie" réalisation Claude Jean Philippe et Monique Lefevre TV Française 1976 clique-ici

    Bibliographie Louis-Ferdinand_Destouche-Celine.pdf

    + infos

    Louis-Ferdinand Céline - Henri Guillemin

    Le Petit Celinien Videos Céline

    PAGE EN COURS © studio point to point

    « LOUISE BROOKS MOVIESDÉCODER LE PROCÈS DES MÉDECINS DE NUREMBERG 1946/47 »

  • Commentaires

    1
    Mercredi 17 Août 2011 à 05:41
    Louis Ferdinand Céline
    Grâce à l'excellent travail de Henry Thyssen, vous pouvez en cliquant sur les liens 1902-1945, trouver l\'essentiel de la biographie de Robert Denoël et particulièrement les liens qui unirent de Louis Ferdinand Céline (1932) à sa première maison d\'éditions qui porta 700 titres à son catalogue en 17 années qui furent marquées par Robert Denoël.
    2
    Jeudi 19 Novembre 2015 à 20:05

     

    Les médecins juifs et Louis-Ferdinand Céline, par Bruno Halioua

    Ce texte est publié dans la rubrique Libres Tribunes réservée aux membres de l'AG ou aux amis du CRIF. Les auteurs expriment ici leurs propres positions, qui peuvent être différentes de celles du CRIF.

     

    Comment un médecin a pu devenir progressivement antisémite.    Au cours du mois de janvier, nous avons assisté à une véritable polémique franco-française au moment du retrait, à la demande de Serge Klarsfeld, du cinquantenaire de la mort de Louis-Ferdinand Céline de la liste annuelle des célébrations de la République française. « Doit-on, peut-on célébrer Céline ?... Les objections sont trop évidentes. Il a été l'homme d'un antisémitisme virulent, qui, s'il n'était pas directement meurtrier, était d'une extrême violence verbale… » s’est alors justement demandé le professeur Henri Godard, éditeur de l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline dans « La Pléiade ». Saine interrogation à laquelle le ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand a répondu par la négative. Parmi les multiples réactions qui ont suivi, mon attention a été retenue par une phrase prononcée par notre collègue Richard Prasquier président du CRIF « Tous les colloques qu’il faut, bien au contraire, pour étudier Céline et savoir comment un grand écrivain peut être un salaud ». J’ai donc suivi son conseil et je me suis plongé dans les différentes biographies du docteur Destouches alias Céline afin de mieux comprendre comment un médecin et de surcroit un écrivain a pu devenir progressivement antisémite. On nous répète souvent que le point de départ a été l’antisémitisme qui régnait dans sa famille où son père désignait les juifs comme seuls responsables de sa faillite. Pourquoi pas ? Mais en me plongeant dans sa biographie, je me suis aperçu que son parcours professionnel a été jalonné de rencontres avec des médecins juifs dont certains ont été ses supérieurs hiérarchiques. Es ce là qu’il faut rechercher les racines de l’antisémitisme virulent dont il a fait preuve ? D’André Lwoff Prix Nobel de Médecine à Ludwig Rajchman fondateur de l’UNICEF Le premier médecin juif que Louis-Ferdinand Céline a côtoyé André Lwoff alors qu’il s’était lancé dans la recherche scientifique à la station marine de Roscoff. Le futur Prix Nobel de Médecine en 1965 a dit de Céline : « Nul ne regrettera qu'il ait sacrifié le métier de chercheur à celui d'écrivain ... ». Sans préjugé des relations qui ont pu s’établir entre les deux hommes, on peut imaginer que leurs rapports n’ont pas été excellents. Le second médecin qui a marqué la vie de Céline est Ludwig Rajchman. C’était un Juif polonais qui était directeur de l'Organisation d'hygiène de la Société Des Nations à Genève. C’est lui qui a soutenu la candidature de Louis-Ferdinand Céline comme candidat au poste de médecin au service d'hygiène internationale de la SDN en invoquant le fait qu'il est « a very intelligent and enthusiastic man ». Louis Ferdinand Céline a donc travaillé sous les ordres de ce médecin juif qui l’a reçu de nombreuses fois à son domicile et qui a entretenu avec lui des relations amicales au cours des trois années qu’il a passées à Genève. Après son départ de Genève, Ludwig, Rajchman a continué à l’aider financièrement en lui confiant des missions pour la SDN sans lui réclamer des rapports. Louis-Ferdinand Céline n’a eu aucune reconnaissance envers lui et l’a décrit sous le nom de "Yudenzweck" dans l’Eglise et de "Yubelblat" dans Bagatelles pour un massacre. Ludwig Rajchman qui a créé l’UNICEF a rompu tous les contacts avec l’écrivain après 1933 quand il a pris connaissance des écrits de celui qu’il avait aidé, soutenu et estimé. Faut-t-il voir dans la difficulté à accepter d’être redevable à Rajchman un élément expliquant l’antisémitisme de Céline. Peut être ? L’échec de l’installation libérale Après avoir quitté Genève, Louis-Ferdinand Céline s’est installé comme médecin généraliste à Clichy en août 1927 où il a ouvert un premier cabinet qu'il a du rapidement fermer, faute de clientèle : « Depuis que j'ai ouvert mon cabinet, c'est la déche ! Pas de clientèle... Rien à foutre de la journée ... Faudra le temps de démarrer qu'on m'a dit (...) Faut il que je sois con de l'avoir cru ». Il s’est réinstallé à nouveau au 36 rue d'Alsace à Clichy inaugurant la légende mille fois ressassé de « Céline médecin des pauvres » voyant à longueur de journées défiler des pauvres gens à qui il n'osait souvent pas leur demander d'argent. En vérité, c’est une légende savamment construite et entretenue par ceux qui ont voulu gommer le fait que Louis-Ferdinand Céline entretenait avec l’argent un rapport quasi obsessionnel en rapport avec une crainte quasi obsessionnelle de la misère. Le manque de clientèle l'a obligé à fermer son cabinet de médecine général début 1929. J’ai consulté le guide Rosenwald et non sans surprise on s’aperçoit qu’il s’était installé dans une ville qui comptait de nombreux médecins juifs. Faut-t-il voir dans cet échec un élément expliquant en partie l’antisémitisme de Céline. Peut être  Encore des médecins et toujours des médecins juifs Parallèlement à cette installation « ratée », le docteur Destouches a été obligé de multiplier les activités annexes pour trouver d'autres sources de revenus. Il a travaillé dans le service de pneumologie de l’hôpital Laennec dirigé par le professeur Léon Bernard secondé par le professeur Robert Debré. Encore une fois, Louis-Ferdinand Céline a été contraint de travailler dans un service dirigé par deux Juifs. Robert Debré a relaté dans une interview que l’écrivain « donnait l'impression d'être triste et malheureux ». Au même moment, en 1928, il a posé sa candidature de membre à la Société de Médecine de Paris. Au cours de la séance du 24 mars 1928, le rapporteur, a demandé à ses collègues de faire un « bon accueil à la candidature du docteur Destouches, en raison de ses titres militaires et civils ». Quel est le nom du rapporteur ? Il s’agit du docteur Georges Rosenthal. Faut-t-il voir dans la succession de ses contacts avec des médecins juifs à un moment difficile de sa carrière un élément expliquant en partie l’antisémitisme de Céline ? Peut être. Un médecin juif préféré à lui En janvier 1929 Céline a trouvé un emploi dans le dispensaire qui venait jusqu’à ouvrir rue Fanny à Clichy grâce à l’appui du docteur Rajchman et du professeur Bernard. Contrairement à ce qu’il espérait il n’a pas été nommé médecin chef. Le choix s’est porté sur le docteur Grégoire Ichok ce qui a immédiatement exaspéré Louis-Ferdinand Céline qui n’a jamais digéré qu'on ait préféré nommer un Juif à sa place. D’emblée la haine s’est installé entre les deux hommes que tout opposait. Grégoire Ichok était travailleur, rigoureux, sérieux et intelligent qui assurait la gestion du dispensaire. Il était conseiller technique au ministère de la Santé publique et professeur à l'Institut statistique de Paris. Il tenait une rubrique « Hippocrate vous dit » dans le Prolétaire de Clichy. Il était l’auteur de nombreux rapports sur la santé publique et de nombreux articles dans des revues médicales. Il était également membre actif de la L.I.C.A. (Ligue internationale contre l'antisémitisme). Il était ami avec Marc Chagall, Julien Caïn, administrateur général de la Bibliothèque nationale, Charles Gombault de France-Soir, Pierre Comert, directeur de la presse au Quai d'Orsay et surtout Salomon Grumbach, qui était président de la Commission des Affaires étrangères à la Chambre des députés... Cela exaspérait Céline qui en faisait son abcès de fixation. Il a fait courir le bruit qu’il avait usurpé le titre de docteur en médecine. Mais surtout, Ichok avait le tort de ne pas être français, mais surtout il était juif... Céline l’a décrit en ces termes injurieux : « Au dispensaire municipal sur lequel je m'étais rabattu, je vis arriver un certain Idouc (sic), lithuanien (...) imposé par les dirigeants communistes (...) La direction du dispensaire, confiée à ce médecin probablement faux, n'étant sans doute qu'un camouflage ». Cette relation tendue entre les deux médecins a dégénéré en un véritable conflit dans le dispensaire. La plupart des autres médecins du dispensaire étaient juifs. Deux d’entre eux Medioni et Gozlan avaient des relations d’amitié avec l’écrivain. Ils étaient d’ailleurs présents avec lui dans un bistrot au moment des délibérations du prix Goncourt. L’atmosphère dans le dispensaire est devenu véritablement explosive quand Céline a commencé à émettre des propos haineux contre l’Union soviétique (Clichy était alors une municipalité communiste) et surtout après la sortie de « Bagatelles pour un massacre » qui regorgeait de propos antisémites. Le 10 décembre 1937 Louis-Ferdinand Céline a présenté sa démission à la municipalité de Clichy qui l’a accepté dès le lendemain en le remerciant de la collaboration qu'il avait apportée « pendant de si nombreuses années ». Céline a d’ailleurs déclaré par la suite « [...] Je me démis aussi de mes fonctions au dispensaire à cause d'Idouc, et parce que mes confrères me battaient froid, comme " médecin-littérateur ". » Faut-t-il voir dans les rapports conflictuels qu’il a eu avec Grégoire Ichok un élément expliquant en partie l’antisémitisme de Céline ? Surement. En tout cas, il est intéressant que parallèlement à ses activités au dispensaire, il a travaillé comme conseilleur médical dans le laboratoire de biothérapie, fondé par le pharmacien Charles Weisbram en 1921 et dirigé par Abraham Alpérine qui était comme par hasard juifs. Louis-Ferdinand Céline délateur On l’aura compris, la mise en place des législations contre les médecins étrangers a suscité une certaine satisfaction de la part de Louis-Ferdinand Céline qui n’a pas hésité à écrire aux autorités « La [sic] poste de Médecin du dispensaire municipal de Bezons (Seine-et-Oise) est actuellement occupé par un médecin étranger juif non naturalisé. En vertu des récents décrets ce médecin doit être licencié. Le Dr Destouches présente sa candidature à ce poste — Le Dr Destouches a pratiqué depuis 1924 dans les dispensaires municipaux de la banlieue. Il est pleinement qualifié pour ce poste. » (Coll. Pécastaing, inédit.) On l’a bien compris, les racines de l’antisémitisme de Louis-Ferdinand Céline s’ancrent dans le ressentiment qu’il a nourri en fréquentant des médecins juifs. Pour la petite histoire, on retiendra toutefois qu’il a fait la connaissance à la fin de sa vie, d’un cardiologue juif, le docteur Robert Brami qui était son voisin à Meudon. Ce dernier a diagnostiqué chez l’écrivain une fracture du rocher à l’origine de ses névralgies et de ses troubles de l’équilibre. Conclusion En guise de conclusion, je voudrais rappeler à ceux qui ont fustigé le soit disant lobby sioniste à l’origine du retrait, du cinquantenaire de la mort de Louis-Ferdinand Céline de la liste annuelle des célébrations de la République française ce qu’a écrit Céline le 13 mai 1949 à propos du conflit israélo-arabe« En douce il y a paraît-il 800000 arabes pourchassés et mitraillés par les youtres à crever dans le Néguev. Mais je m'en fous ô diantre ! Arabes et youtres conjointement sont prêts à m'étriper — et Durant et Dupont ! C'est pas demain que je vais faire des préférences entre les cannibales ! Noirs Verts Blancs ou Résédas ! Oh la merde ! » (A Paraz, [13 mai 1949].) Lien > http://www.crif.org

     

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