• LA TOUPIE QUI TOURNE,

    Dziga Vertov, Photo:  "Saut de la Grotte" Collection Vertov au Musée du Cinéma Autrichien 1935

    Artiste Cinéaste Russe né le 02-01 1896 décédé le 12-02 1954

    L'Homme à la Camera, film muet, N/B. Man with a Movie Camera, silent film B/W 1929

    Dirigé par Dziga Vertov, Дави́д А́белевич Ка́уфман, David Abelevich Kaufman

    Poster The Man with-the Movie Camera Dziga Vertov

    Videospectateurs; Attention ! ce film est une expérience réalisée aux contacts d'événements réels sans l'aide du théâtre. Ce travail expérimental vise à créer un véritable langage international du cinématographe qui repose sur la séparation absolue de la langue, du théâtre et de la littérature." 1929 Dziga Vertov

    Человек с кино-аппаратом 1929 + playlist

    + d'infos

    La position de Vertov est encore plus radicale, plus extrême pour faire écho au propos de Milner. En effet, Eisenstein raconte encore des histoires, à la différence de Vertov. C’est d’ailleurs sur cet aspect que les deux hommes se brouilleront.

    Vertov refuse radicale le cinéma artistique, et l’idée qu’il puisse être un objet de distraction, et de consommation, c’est-à-dire d’être réduit à un « opium du peuple » (la vocation en quelque sorte de l’entertainment). Il s’agit donc pour lui de se déprendre, de se défaire des habitudes et des héritages pour inventer des formes inédites à partir du réel. Car, pour lui, le cinéma en général, et le soviétique en particulier, doit aller dehors, doit filmer la réalité, l’existant, doit enregistrer le monde effectif en se débarrassant de tout scénario, de toute forme d’écriture ou de référence qui brouillerait la nature machinique de l’image cinématographique. Un des enjeux affiché et affirmé par Vertov est de créer un cinéma international, un langage international qui n’aurait besoin, pour être saisi par tous les regard que des enjeux de sa propre forme. De plus, cette œuvre expérimentale à vocation universelle avance en pensant incessamment ses propres conditions de possibilité, et donc par-là même éduque le regard du spectateur aux conditions de formation de l’image et du regard. Il refuse donc de maintenir ce regard du spectateur dans l’illusion fictionnelle. Ce à quoi s’attache Vertov, c’est une véritable mise à nu de l’illusion fictionnelle par la mécanique cinématographique, même. Article Un cinema révolutionnaire Sebastien Rongier



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  • Commentaires

    1
    Hélène
    Dimanche 9 Août 2015 à 23:16

    Pourquoi avoir titré cet article la toupie ?


    Merci pour votre réponse!

    2
    Mardi 11 Août 2015 à 13:07

    Merci de cette question Hélène. Elle est tippe-top ! Dans les années 15-20 Denis Kaufman (1896-1954) choisit comme pseudonyme "волчок", qui désigne le mot toupie en cyrillique et Vertov ici.
    Sa nature à la joyeuse bobine (voir photo) me permit l'excessif titre centripète qui s'apparente à la croissance mouvementée d'un tournesol arrosé de  D'tzigaNE musique (écouter Ginette Neveu clique Ici).

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