• L'ART DE JEAN-FRANÇOIS LECOURT

    L'ART DE JEAN-FRANÇOIS LECOURT

    JF Lecourt

    Jean-François Lecourt s’inscrit lui aussi, à sa manière, dans cette généalogie. Né en 1958, dans une famille rurale du Perche, il apprend, dès son plus jeune âge, à tirer et à chasser. Il relève les pièges avec son grand-père, puis découvre l’affût, la traque et la battue avec son père. Dans les années 1970, il est étudiant à l’École des Beaux-Arts du Mans, où il suit les cours de Gina Pane et où il rencontre Daniel Dezeuze, artiste visiteur. Marqué par la réflexion sur la violence de la première et les interrogations sur les matériaux de la création du second, Lecourt oriente, dès cette époque, sa recherche plastique vers une sorte de duel symbolique entre la photographie et le tir. Ses premiers travaux, intitulés « Tirs dans l’appareil photographique », ont été réalisés dans sa cave transformée pour l’occasion en salle de tir. L’artiste se place face à l’appareil photographique et le met en joue. Il déclenche tout d’abord la prise de vue dont le temps de pose déterminé par la relative obscurité de la cave est plus long qu’à l’ordinaire. Puis, pendant que l’image se crée, il tire dans l’appareil. Au moment où il appuie sur la gâchette, il éteint simultanément la lumière de la cave, afin de ne pas voiler entièrement le film contenu dans l’appareil éventré par la balle. Extrait de l'arme à l'œil. de Clément Chéroux > pdf

    Art JEAN-FRANÇOIS LECOURT Photographie

    JF Lecourt

    Depuis 1977, Jean-François Lecourt tire avec une arme à feu dans l’objectif des appareils photographiques pour obtenir un cliché du résultat. Cette pratique perturbe l’esprit autant qu’elle attire l’attention.

    L’approche de cette œuvre peut commencer par l’énumération d’éléments factuels et des rapports qu’ils entretiennent. Les vitesses de déplacement, celle d’un projectile d’arme à feu et celle de la lumière. Un espace contraint, celui de la profondeur d’un objectif d’appareil photographique jusqu’à la chambre où se trouve le plan du film.

    Les mesures relevées rendent l’appréhension du système difficile, voire abstraite, elles supposent qu’en dehors de la forme qui en résulte, la mise en œuvre de cette pratique artistique, pour le moins singulière, provoque l’étonnement pour celui qui perçoit la tension entre l’esthétique photographique en général, et celle improbable de son avènement par la destruction de l’appareil photo.

    La vitesse des photons est de 300 000 kilomètres par seconde, l’espace contenu entre la surface d’un objectif et le plan du film est d’environ 80 millimètres, le temps que mettra un photon pour atteindre le film sera de 0,26

    nanosecondes ou 2,6x10-10 secondes.
    La vitesse d’une balle de 22 long rifle (arme généralement utilisée par l’artiste) est de 400 mètres par seconde, le temps qu’elle mettra pour parcourir les 80 millimètres sera de 2,43 millisecondes. Extrait d'un trou noir dans l'image de Didier Larnac > Pdf

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    JF Lecourt

    Un appareil de prise de vue chargé est disposé dans une chambre noire. A quelques pas devant l'objectif se tient le photographe, armé et visant l'appareil. Dans le même temps qu'il pressera la détente, il déclenchera l'éclairage et la prise de vue. Des débris de l'appareil pulvérisé par la balle qui aura traversé l'objectif, dans le noir, il retirera une pellicule qui aura enregistré: le geste du tireur, la course de la balle, et enfin l'impact sur la pellicule elle- même. Extrait d'un tir dans l'appareil photographique de didier semin > pdf

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    Jean François Lecourt en Galerie Jusqu'au 7 juillet 2018

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    Jean François Lecourt Documents

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