• CARRÉ D'ART, UNE COLLECTION, UN VIS À VIS, OU LA PRATIQUE DE L'INDIGENCE.

    L'entrée du travail des étudiants de l'ESBA exposé dans le Carré d'Art, confronté à la richesse du patrimoine artistique contemporain prestigieux de la ville de Nîmes, étant une première qu'il fallait féliciter ; j'y suis monté avec plaisir aux salles de la collection le soir du 24 mars à 19 h. pour le vernissage.

    Mais, que de déceptions à cette inauguration de présentation de la nouvelle acquisition ; jointe aux œuvres extraites des réserves ; alliées aux travaux des élèves de l'École des Beaux Arts de Nîmes. —Dans le traitement des espaces? —Dans la mise en rapport des œuvres?  —Dans la prise en charge des formes? —Dans la couleur des assemblages? "Tout y est vau l'eau. À la va que j'te la pousse dans la rigole comme après la crue.".

    Oui, c'est de l'étalage genre salle des fêtes, pour les pedzouilles, à éclairage économique dans lesquelles on s'enivre, écoutant sans entrain l'orchestre jusqu'au vomi. Mais, ici, dans l'immeuble de Sir Norman Foster que nenni! Rien pour le swing! Pas moyen de danser, de s'enivrer. On ne nous servira à la visite que des couverts sans plat ni cravatte ni notaire. Rien, Ni musique. Ni bulle! "Mais, une mathématique de vache au carré baignée dans le jaunasse des spots sous laquelle se vautre du spectacle de sociale"... "Mais, du cloisonnage, court, dessiné à la va comme j'te pousse,
    support de misère à porter la toile à angle droit sortant qui semblerait de grande fraîcheur si l'on pouvait en prendre la mesure."... "Mais, de la pénombre qu'impose une projection étroite à ne rien voir des manipulations de chaire mécanique'… "Mais, du poids, à tirer sur les chevilles, pour grenouille mimant le bœuf de service "... Ici ont ne fait pas dans la dentelle : le vis à vis c'est du brutal!

    Bien sûr, c'est comme après un déluge, certaines œuvres résistent : tel une franche toile portant son centre, une surface bleu, une plus colorée, une photographie, quelques gris, quelques peintures . Toujours est-il, que si l'on  ne comprend pourquoi…, celles-ci plus que d'autres nous rassurent.

    Dommage ce rendez vous gâché par les responsables : le directeur un, le directeur deux, les directeurs trois. S'il est vrai qu'ils nous ont servi de la soupe sans chou il est un fait : cela reste sur l'estomac.


    Affligeante la mise en espace en vis-à-vis de la phase 2.

     

    "Dan & Roy-Blocker & Lischtenstein" © Photographie Lisa McLure

    © POINT TO POINt

    « PIERRE KLOSSOWSKI DANS LE FILM DE ROBERT BRESSON SEB JARNOT TIRE LES PORTRAITS DE M. DURAS - P. GUYOTAT - E. GLISSANT - CL. SIMON - P. QUIGNARD DANS LE MONDE DES LIVRES. »

    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    1
    LAFONT
    Samedi 3 Avril 2010 à 23:03
    ?
    Je n'ai pas compris la critique, de quoi s'agit-il? Le discours n'est pas clair, (cf. "c'est de l'étalage genre salle des fêtes, pour les pedzouilles"; "une surface bleu, une plus colorée, une photographie, quelques gris, quelques peintures" etc.) Pouvez-vous préciser votre discours pour qu'il soit compréhensible et ainsi donner de la crédibilité à vos propos? Merci
    2
    Mardi 6 Avril 2010 à 16:50
    (?)
    Merci de l'attention que vous portez à l'article, vos questions définissent bien le sens de ces propos qui prennent appui sur la chose exposée. Soit : un Musée, une Collection, un Vis à Vis, montrés en un temps donné par un ensemble "pas clair", "incompréhensible" ; ce qui autorise, en miroir de l'information reçue, "l'imprécision" et le peu de "crédibilité" que je me suis permis de le partager avec vous. Cordialement.
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :