• WAVELENGTH AND LAVÉRA

     
    Lavéra: vue mer ciel - sea-sky, view. Provence-Alpes-Côte d'Azur, France

    Wavelength
    Michael Snow, 1967
    45 min., 16mm

    With his film Wavelength, Michael Snow revolutionized the international Avant-garde film scene like no other production. Viewed from its basic concept, this is a purely "formal" film: it consists of a single, 45-minute-long tracking shot through the length of a room, accompanied by slowly-increasing sine tones.
    As the camera moves forward through the rooms space (when carefully studied the movement is not continuous, but made up of individual passages edited together), one registers the passing of several nights and days. The camera is ultimately moving toward a spot between two windows at the back of the room, where a photograph on the wall shows the unsettled surface of the sea; in the end, the camera comes so close to it that only the waves fill the screen.
    The fascination of this film can be explained through the application of the formal principle of the tracking shot, which seems to determine the entire film, with stray elements of reality: people occasionally appear in the frame; the telephone rings; apparently someone is even murdered in this space. Even what one can recognize of the street through the windowpane constitutes a counter-element to a purely "abstract" form.
    "Wavelength ranks among those films which force viewers, regardless of how they react, to carefully consider the essence of the medium and, just as unavoidably, reality," wrote the critic Amos Vogel. Ulrich Gregor, Geschichte des Films ab 1960, Reinbek, 1983.

    Wavelength (1967) est, en apparence, fait d’un seul plan : un zoom avant continu de 45 minutes, accompagné d’un son sinusoïdal de plus en plus aigu, qui débute, en un plan large, dans un atelier de peintre pour, à l’issue d’un rétrécissement continu du cadre (du regard, de l’attention), terminer son « voyage » sur une photo de vagues, de quelques centimètres de côté. En vérité, Wavelength n’est pas constitué que d’un plan mais d’une multitude et le travail de montage y est particulièrement soigné et subtil. Snow se livre à toutes sortes de travaux structurels : clignotements, surimpressions, coloration et utilisation de pellicules de différentes sensibilités, etc. Simultanément à ces « jeux » visuels, Snow incorpore des moments (des « événements ») dont la fulgurance et l’étrangeté sont des points de départ de fiction, des ébauches de récit, dont le plus saisissant est l’effondrement d’un homme (mort ?) à la limite inférieure du cadre, « effacé » instantanément par le mouvement avant du zoom. Dans ses effets, Wavelength s’apparente à ces états qui ne s’acquièrent que par l’absorption de substances chimiques qui transforment la perception (tel le L.S.D.) et font que le regard se fixe intensément, longuement sur un objet. Gérard Courant.

    + d'infos

    Salvatore Puglia

    Revue TK 31

    Article Pointtopoint M. Snaw

    © studio point to point 

    « LES REPOSOIRS DE LA PROCESSION, SAINT-POL-ROUXGIANNI COLOMBO »

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