• Présumés Innocents TO Présumé Coupable.

    Innocents à Coupable.

     
    Photo © Studio Point to point XXI° "j'ai perçu 15 Kilos."

    - PÉTITION -


    Date de création : 09-07-2009
    Date de clôture : 31-10-2009

    Auteur
    responsables d'institutions, curateurs, éditeurs, critiques

    Destinataire
    Heads of art institutions, curators, publishers, artists, critics

    MANIFESTE DES PRESUMES COUPABLES >

    Nous sommes profondément surpris et choqués par l’annonce du renvoi devant le Tribunal correctionnel de Bordeaux de Marie-Laure Bernadac, Henry-Claude Cousseau et Stéphanie Moisdon, poursuivis depuis 2000 dans le cadre de l’exposition Présumés Innocents (au CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux) alors que le Procureur de la République a requis un non-lieu en mars 2008 .
    Au vu de la liste des pièces incriminées ( Elke Krystufek, Gary Gross, Ines van Lamsweerde, Cindy Sherman, Nan Goldin, Ugo Rondinone, Marlène Dumas, Paul McCarthy , Carsten Höller, Robert Mapplethorpe, Eric Fischl ,Mike Kelley, Matt Collishaw, Christian Boltanski, Cameron Jamie, Joseph Bourban, Wolfgang Tillmans), il s’avère que nous avons maintes fois montré ou reproduit ces mêmes œuvres ou des productions identiques, et que dans le cadre de notre profession nous entendons légitimement pouvoir continuer de le faire.
    Ces poursuites sont fondées sur une seule hypothèse : ces œuvres auraient pu, comme le souligne le réquisitoire, être vues par des mineurs, ceci malgré tous les dispositifs d’avertissement soigneusement mis en place.
    Faudra-t-il donc désormais priver notre jeunesse d’un accès à la culture contemporaine, alors même que la présence d’un mineur dans une exposition est généralement encadrée par ses parents ou des professionnels de l’enseignement ? Qui décidera alors de ces mesures de contrôle et de la limite du montrable ?
    Faut-il considérer que les images de l’art sont dangereuses ou plus dangereuses que celles qui circulent librement dans la presse et les médias ?
    Ce procès, unique en France, est une atteinte à la création contemporaine. Il touche plus fondamentalement nos fonctions, nos responsabilités, nos droits et nos libertés. La disproportion et le coût de l’appareil judiciaire en regard de l’absence de délit, ainsi que l’instrumentalisation de l’enfance opérée par une association supposée la protéger, sont autant de signes d’une dérive qui nous inquiète, que nous estimons indigne de la France et de sa politique culturelle.

    Nous, responsables d'institutions de l'art et de structures d’expositions, diffuseurs, éditeurs, artistes, intellectuels sommes solidaires de nos collègues mis en examen, et demandons en conséquence à être pareillement jugés.

    MANIFESTO OF THOSE PRESUMED GUILTY >

    We are deeply surprised and shocked by the announcement that Henry-Claude Cousseau, Marie-Laure Bernadac and Stéphanie Moisdon are to re-appear before the magistrate’s court of Bordeaux. They have been prosecuted since 2000 in connection with the exhibition Présumés Innocents (at the CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux), even if the Public Prosecutor requested a non-lieu in March 2008.
    In view of the list of works incriminated (by Elke Krystufek, Gary Gross, Ines van Lamsweerde, Cindy Sherman, Nan Goldin, Ugo Rondinone, Marlène Dumas, Paul McCarthy, Carsten Höller, Robert Mapplethorpe, Eric Fischl, Mike Kelley, Matt Collishaw, Christian Boltanski, Cameron Jamie, Joseph Bourban, and Wolfgang Tillmans), the fact is that we have on many occasions shown and reproduced these same works or identical pieces, and that in the context of our profession we have every intention of continuing to do so in all legality.
    This legal action is based on a single hypothesis: that these works might, as emphasized by the indictment, have been seen by minors, and this in spite of all the warning arrangements carefully displayed.
    So will it henceforth be necessary to deprive our young people of access to contemporary culture, even when young people visiting exhibitions are usually supervised by their parents or teachers? Who will duly take decisions involving these measures controlling and limiting what can and cannot be shown?
    Are art images to be regarded as dangerous, or more dangerous than those freely circulating in the press and media?
    This trial, unique in France, is an attack on contemporary creative work. In a more fundamental way, it affects our functions, our responsibilities, our rights and our freedoms. The disproportion and the cost of the legal machinery in the absence of any offence, as well as the exploitation of childhood resorted to by an association supposed to protect young persons, are signs that things are headed in a direction which worries us, and which we regard as unworthy of France and its cultural policy.

    As heads of art institutions and exhibition venues, distributors, publishers, artists and intellectuals, we are solidly behind our colleagues now on trial, and we ask to be similarly tried as a result.

    Si vous souhaitez vous joindre à cet appel, indiquez vos : nom, qualité, ville. Et renvoyez ceci à l’adresse suivante :

    http://www.ipetitions.com

    noslibertes-nosdroits@aliceadsl.fr

    Historique > le Monde.fr
     
    L'article fait référnce à ce courrier > 
    Chers amis, chers collègues,
    Nos trois collègues poursuivis aujourd'hui à propos de l'exposition Présumés Innocents (au CAPC en 2000) ont publié un manifeste que vous pouvez lire et soutenir en cliquant sur le lien suivant (à diffuser sans modération).
    Merci pour votre soutien! de Charlotte Laubard (Directrice / Director) CAPC

    Musée d'Art Contemporain
    7 rue Ferrère, F-33000 Bordeaux.
     
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