• PETIT LEXIQUE DES MATERIAUX, MOYENS ET THEMATIQUES. JEAN-MARC ANDRIEU.

     

     

    PETIT LEXIQUE DES MATERIAUX, MOYENS ET THEMATIQUES.

    -En l’absence de données objectives, le rien est le seul fondement tangible, dynamique en ce qu’il permet tous les choix (il n’y a que des solutions).
    -Le principe du " franc tireur " (tirer avant de regarder) et celui de la guérilla (harceler de tous les cotés) comme axe de théorisation.
    -L’important, c’est de matérialiser : ainsi, plus un concept est vague plus il nécessite de matière.
    -Le verre est transparent.
    La lumière comme le son contourne les objets par réfraction, mais ne peut les pénétrer, sauf dans le cas de la transparence ; ainsi, un objet transparent ne rejette aucun des composants de la lumière : on peut dire par extrapolation que la lumière, c'est la transparence donc, que le verre, c'est de la lumière à l'état solide.
    -Le plexiglas est au verre ce que l’éclairage électrique est au soleil.
    -Le fer : le fer aime le verre.
    -Le goudron : c’est le déchet, l’ombre, la mauvaise odeur, le soleil noir, l’ennemi N°1 de la peinture, la fin de la chute de haut en bas.
    -Le cendrier triangulaire ou rond : Il se remplit au long de la journée, reliant ainsi les heures entre elles (élément mobile).
    -La chaussure : il n’y a ni haut ni bas, dans une chaussure.
    -Le fusain c’est du charbon qui autorise le repentir.
    -Le caoutchouc : "On ne sertit pas un diamant dans du caoutchouc." (MATISSE)
    -Le contact implique le passage ou le rejet mutuel, il est le troisième élément créé par la réaction du rapprochement des deux autres.
    -Le citron possède une très grande énergie potentielle, malheureusement impossible à libérer. Le citron est à la peinture ce que la lumière est aux ténèbres (cf. MANET). Le citron est un idéal hors de portée, ce qui justifie l’utilisation de la photographie pour le représenter.
    -Le mouvement c’est le déséquilibre ; le déséquilibre, c’est quelque chose qui manque.
    -Le moment de l’exposition est une coupe mobile dans la durée (temps de travail).
    -Le jaune est une couleur de substitution au blanc. La couleur-figuration de la lumière.
    -Le goudron noir, quand on le dilue à l'essence, produit du jaune. La lumière vient de l'ombre
    -Traiter le sens (signifiance) en termes de matériologie-épaisseur : dynamique des permutations.
    -L’unité : la relation certaine entre tous mes actes, c’est moi.
    -La tension vient de l’ écart (visuel théorique métaphorique)
    -L’aspect intuitif du dessin témoigne d’une présence et d’un moment qui relativisent l’état final
    -Le bricolage comme technique d’improvisation. C’est le geste qui adapte les matériaux aux circonstances et déduit les circonstances des matériaux.
    -Une manière de démonter les choses sans bien savoir les remonter.
    -L’intérêt c’est la confrontation : la matière, elle, est autonome. Confronter des signes, confronter des lignes.
    -La digression, glissement, dérapage, conduit à l’accident.
    -L’intérêt c’est l’inconnu, quand la destruction des prévisions conduit à la modification de la forme prévue. .
    -L’origine de la lumière se perd dans la nuit des temps .
    -La photographie est avant tout un dessin avec la lumière.L’image photographique de la lumière, c’est le noir. L’ombre vient de la lumière. L’intéressant en photographie, c’est l’empreinte directe qui exclut l’utilisation d'un appareil photo et donc le passage par un négatif pour reproduire l’image en positif. Ainsi, photographier un objet conduit à graver son moule, son envers.
    -La fumée, c’est le contraire de la chute -de la terre vers le ciel, elle se dissout dans son devenir-. C’est la forme de l’informel ; la matérialisation métaphorique de l’instant quelconque (équidistant d’un autre).
    -La visée du travail comme saisie de l’instant quelconque.

    Jean Marc Andrieu.


    -Les prisons sont des prisons, alors une manière de laisser faire peut parler du vide sans le remplir (peut être).
    Avec toujours le regret d’ailleurs où l’on n’est pas. Heureusement la terre est ronde (de toute façon). Pour le reste il suffit d’adapter les circonstances.

    1988 (comme le fer aime le verre plus ou moins.)

    « ANDRÉ CADERELes tableaux de la galerie Philippe Pannetier font du cinéma - PARTIR - de Catherine Corsini. »

    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :