• FOCUS A DOUBLE CUL

    Le city mag des gens qui louchent.

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    Double cul point to point d''après la couv. d' Olivier Metzger

    It's a Gift WC FIELDS

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    « Philippe Soupault, Jacques Vaché, Robert Desnos, René Crevel, André Breton, FIAC 2011 »

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    Mercredi 31 Août 2011 à 19:46
    Seb Jarnot
    Entre travail personnel et commandes, le graphiste-illustrateur Seb Jarnot s’inscrit dans un univers graphique singulier où la musique s’est assurément imposée comme fil rouge. A mille lieux de la sphère créative parisienne, Seb a opté pour la douceur nîmoise. Et c’est justement en toute décontraction qu’il a répondu à nos questions. Bonjour Sébastien, comment avez-vous débuté dans le métier ? Etant très attiré par le dessin depuis toujours, j’ai logiquement intégré une école de communication visuelle à Tours. Une fois sorti, en 1992, je me suis constitué un book afin de démarcher de potentiels clients. J’ai d’abord contacté les Inrocks qui n’ont pas donné suite alors je me suis tourné vers les agences de publicité. Nous étions en période de crise au début des années 90, le marché était difficile et les agences peu enclines à embaucher des jeunes. J’ai tout de même travaillé quelques mois à Paris et continué de développer mon travail perso. Puis j’ai intégré une agence, dans le Sud de la France, à Nîmes plus exactement. L’expérience n’a pas duré longtemps pour cause de problèmes relationnels et parce que je me sentais bridé niveau créativité. Ce sont finalement les Inrocks qui m’ont recontacté pour collaborer : le magazine changeait de formule pour passer en hebdomadaire. J’ai aussi eu l’occasion de collaborer avec Coda à l’époque, une des premiers magazines consacré à la culture techno qui n’existe d’ailleurs plus. J’ai choisi le statut de freelance en 1998. Comment définiriez-vous votre style ? Quelles techniques utilisez-vous ? Il est assez difficile de décrire son propre style. Il regroupe pas mal d’inspirations différentes. Disons que j’essaie de chercher le mouvement dans l’image fixe. Pour les portraits, je fais beaucoup de recherches auparavant. Il y a quelques années encore je pouvais faire plusieurs dizaines d’essais avant de trouver la « bonne formule ». Pour Libération par exemple, je travaillais à la plume et l’encre. J’utilise désormais beaucoup plus la tablette graphique qui permet de gagner un temps considérable. J’utilise principalement les feutres et mon Mac. Pour mes recherches personnelles, je fais aussi pas mal de découpages et de collages en ce moment. Votre travail s’organise en plusieurs parties avec d’un côté le travail de commandes et de l’autre les recherches artistiques, plus personnelles avec le Seblab… Pour faire simple, on peut décrire mon univers ainsi. J’ai pas mal de commandes mais il m’est indispensable de développer des projets personnels en parallèle. J’aime laisser parler mon imagination, improviser, chercher de nouvelles formes et associations…. Ce travail perso permet justement de nourrir ma réflexion sur les commandes. Et parfois c’est le travail de commande qui m’oblige à étudier des domaines du dessin que je n’aurais pas abordés seul. Mais tous ces projets et recherches ont tous un lien commun que je ne peux définir mais que d’autres retrouvent dans mon «style»… Vous êtes justement capable d’évoluer entre différents univers et styles assez facilement… Le fait d’avoir différents projets de création permet effectivement de passer d’un univers à l’autre sans trop de problème. C’est ça que j’aime dans ce métier. La commande permet de « vivre » et les projets persos de développer mon univers, le faire évoluer vers d’autres directions. J’aime bien explorer, tenter des choses sans trop me poser de questions. Dans le domaine musical, je peux aussi bien dessiner des pochettes pour des disques de techno que pour de la musique classique même si ces deux univers n’ont rien à voir. C’est ce qui me plaît. On sent une plus grande liberté de création sur les pochettes de disques par exemple… La musique tient une place très importante dans votre travail : il y a une belle histoire avec le label F Com… Effectivement, la musique est indissociable de mon travail. Je suis parfois beaucoup plus inspiré par des musiciens que par des graphistes ou illustrateurs, même si certains font partie de ma culture visuelle. J’aime retranscrire en images ce que je prends plaisir à écouter. Les pochettes de disques que j’ai créées pour F Com m’ont apporté beaucoup de visibilité, que ce soit en France ou à l’international. Cela m’a par exemple permis d’être contacté par le Printemps de Bourges ou Wieden and Kennedy, une agence de pub hollandaise pour un projet Nike. Ils avaient eu entre les mains la pochette d’un disque de St Germain et sont tombés sous le charme si je puis dire. Et puis trouver un agent est de ce fait devenu beaucoup plus facile pour moi. Comment se fait le lien entre un artiste comme vous et le Journal du Dimanche ou The Financial Times par exemple ? Ce sont deux univers qui peuvent paraître lointains au départ. J’ai d’abord collaboré avec Libé et Le Monde puis, plus tard, avec le Journal du Dimanche et The Financial Times. C’est moi qui ai démarché Le Monde à l’époque puis la DA a migré au JDD et s’est souvenue de moi. Je pense que le style de mes portraits correspond bien à ce type de presse, il permet de casser un peu les codes et d’avoir quelque chose de très visuel sur la page. Mais aussi de faire passer un commentaire… et cela on ne me le demande pas encore assez à mon goût…. Quand vous réalisez ce type de portraits (Kusturica, Jeff Koons…) Comment procédez-vous ? Travaillez-vous à partir d’une photo ? Le portrait a toujours été quelque chose de naturel pour moi. Je prends vraiment beaucoup de plaisir à en réaliser. Je travaille souvent à partir de vidéo pour ce type de portraits. J’aime bien pouvoir regarder les gens en mouvements avant d’en tirer une photo. J’essaye ensuite d’apporter du mouvement à l’image fixe que je crée. Et ce projet de livre « mis en boîte » avec Die Gestalten ? J’ai rencontré un jour un de leurs représentants en France qui m’a présenté toute l’équipe de Berlin. J’avais déjà en tête un projet de livre. On en a discuté puis je leur ai envoyé du contenu, ils ont ensuite choisi un format, un nombre de pages…. Ils ont élaboré une première mouture qui n’était pas encore totalement au point pour moi puis finalement au fil de réunions nous avons trouvé un terrain d’entente. Cela a donné naissance à 3×7=15, paru en 2004. C’était une très belle expérience que je renouvellerai probablement un jour. Sur quoi travaillez-vous actuellement ? Toujours pas mal de commandes mais en ce moment j’essaye de consacrer un peu plus de temps à mon travail personnel. Je participe également à une exposition collective intitulée Bingo II. Elle a débuté le 27 juillet dernier et se poursuit jusqu’au 15 septembre à la Milonga del Angel à Nîmes (47 rue de l’Occitanie). image : visuel du site thefashionalchemist.com www.sebjarnot.com http://pointopoint.blogg.org
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