Édition Midi Libre du dimanche 27 décembre 2009 Publié à 16 h 10 - Mis à jour à 20 h 30
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L'inspection générale de la police nationale (IGPN) est présente à Nîmes depuis hier soir pour voir dans quelles circonstances le braqueur, abattu lors d'un hold-up avec prise d'otage, a fait l'objet de l'ouverture du feu par un policier. Le service régional de police judiciaire (SRPJ) est également chargé d'examiner le vol à main armée commis par deux jeunes habitants de la région nîmoise.
Durant les faits, une employée du restaurant Mac Do du centre-ville a été prise en otage pour couvrir la fuite des deux malfrats. La police est parvenue à interpeller un premier homme. Mais le second braqueur n'aurait pas voulu lâcher l'otage et pointait apparemment une arme sur elle.
A la lumière des premiers éléments de l'affaire, il semble que le policier a agi dans le cadre réglementaire et légal de la légitime défense. Le décès du jeune homme a suscité une vive émotion hier soir aux abords du boulevard Gambetta où le jeune homme a été tué. Si des tensions sont apparues pendant que les investigations étaient réalisées, aucun débordement, aucune dégradation, n'ont été constatés.
Le procureur de la République de Nîmes, Robert Gelli, cet après-midi lors d’une conférence de presse, a indiqué « que des éléments permettent de penser que les conditions de la légitime défense sont réunies ».
Le procureur a aussi distingué les profils des deux auteurs du braquage tous deux âgés de 21 ans. Ils ne travaillaient pas et n’étaient pas scolarisés. La victime semble avoir eu par le passé un comportement qui n’est pas irréprochable. Les deux jeunes gens sont domiciliés à Garons, un village situé près de Nîmes.
Strident le souffle d'un flûtiau résonne au-dessus du boulevard fané de Noël,
les hommes sauvages et passionnées invisibles au mort continuent à baver sans comprendre.
À la vitesse du silence trois balles ont percé le corps jeune.
Nîmes Gambetta 27 décembre 2009
© STUDIO POINT TO POINT